Prélèvement forfaitaire unique et prélèvement forfaitaire libératoire, mode d’emploi
Depuis le 26 septembre 2017, le mode de prélèvement de la fiscalité sur la part de plus-value retirée d’un contrat d’assurance vie a changé avec l’apparition du Prélèvement forfaitaire unique (PFU), appelé aussi Prélèvement forfaitaire obligatoire (PFO). Précédemment, l’Etat appliquait un mode de recouvrement de la fiscalité différent nommé : Prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). PFU et PFL, Abeille Assurances vous explique comment ces modes de prélèvements fiscaux fonctionnent et comment en optimiser leur application.
Bon à savoir :
Attention : si vous optez pour l’intégration de vos intérêts à vos autres revenus, ce choix s’appliquera obligatoirement à tous les intérêts perçus lors de l’année (assurance vie, dividendes, plus-values…), à la seule exception des produits d’assurance vie issus des primes versées avant 26 septembre 2017 en cas d’option pour le prélèvement libératoire (cf. ci-après).
Concrètement, le recouvrement du PFU se fera en 3 temps :
- Au moment du retrait, en fonction de l’antériorité de votre contrat, l’assureur va retenir 12,8 % ou 7,5 % de la part d’intérêts retirée quel que soit votre choix ultérieur d’option fiscale (prélèvement forfaitaire ou réintégration dans les revenus), et sans tenir compte de l’éventuel abattement de 4 600 ou 9 200 € ; l’assureur ne peut en effet pas savoir s’il n’a pas déjà été utilisé pour un retrait réalisé sur un autre contrat la même année. S’y ajouteront les 17,2 % de prélèvements sociaux.
- Au moment de votre déclaration de revenus l’année suivante, vous devez signifier à l’administration fiscale si vous souhaitez réintégrer dans vos revenus les intérêts perçus.
- Au moment du calcul de l’impôt sur le revenu, le fisc vous recréditera de l’éventuel trop prélevé l’année précédente.
Voici pour exemple le processus pour un retrait réalisé en 2025 :
Notre conseil : Si vous optez pour la réintégration des intérêts dans vos revenus (en cochant la case 2OP dans votre déclaration de revenu), l’année suivante elle sera pré-cochée. Vérifiez alors si c’est toujours pertinent !
Bon à savoir :
Si votre foyer fiscal voit son revenu fiscal de référence ne pas dépasser pas 25 000 € pour une personne seule ou 50 000 € pour un couple sous imposition commune, vous pouvez demander une dispense de prélèvement forfaitaire de 7,5 ou 12,8% sous réserve d’adresser à l’assureur une attestation sur l’honneur, au plus tard au moment de la demande de rachat. Réclamez un modèle à votre conseiller Abeille Assurances.
Cela vous permettra d’éviter le prélèvement de 7,5%. En préservant ainsi votre épargne, vous lui permettez de continuer à porter des intérêts. Bien entendu, si vous êtes finalement imposables au titre de l’année du rachat, les intérêts seront soumis à l’impôt lors de votre déclaration de revenus, par application du prélèvement forfaitaire ou du barème progressif selon votre choix.
Si vous n’avez effectué aucun versement depuis le 27/09/2017, opter pour la réintégration dans les revenus permet donc de ne pas avancer l’impôt. Mais, attention : si vous optez pour ce choix, il ne sera pas possible de le modifier a posteriori, l’année suivante.
A l’inverse, si vous avez effectué un versement depuis le 27/09/2017, le prélèvement forfaitaire unique s’exercera sur la part d’intérêts issue de ce versement, le solde étant fiscalisé selon le choix que vous aurez précisé à l’assureur : libératoire ou réintégration dans le revenu.
En savoir plus :
La taxation de 12,8 % sur la part d’intérêts tirée des versements réalisés au-delà de 150 000 € ne s’exercera que sur les versements effectués après le 27/09/2017.
Exemple : en 2010, vous avez versé 200 000 €. En 2020, vous avez reversé 20 000 €, aucun retrait n’ayant été réalisé avant 2025. Si en 2025, vous effectuez un retrait, la part d’intérêts issue du versement de
200 000 sera taxée à 7,5%, après abattement de 4 600 ou 9 200 €, et la part d’intérêts issue du versement de 20 000 € sera intégralement taxée à 12,8 %.
Et si le seuil des 150 000 € de reversement a été franchi après le 27/09/2017, l’assureur appliquera une règle proportionnelle entre l’épargne placée avant et après cette date.
Enfin, ayez toujours en mémoire qu’aucune fiscalité ne sera exercée dans les cas suivants :
- vous ou votre conjoint (ou partenaire de PACS) subissez un licenciement à l’initiative de votre employeur,
- vous ou votre conjoint (ou partenaire de PACS) êtes devenu invalide (2e ou 3ecatégorie de la Sécurité sociale),
- vous ou votre conjoint (ou partenaire de PACS) avez cessé une activité non salariale suite à une liquidation judiciaire.
Les intérêts retirés seront alors totalement exonérés d’impôt sur le revenu si la demande de retrait est formulée jusqu’au 31/12 de l’année qui suit l’événement en question. Les prélèvements sociaux restent dus, sauf en cas d’invalidité.
Être bien accompagné et conseillé au moment d’un retrait est donc essentiel afin d’opter pour la bonne option fiscale : prélèvement forfaitaire ou réintégration dans les revenus, dispense ou pas de PFL, situations d’exonération... Compte tenu que votre situation fiscale peut évoluer d’une année sur l’autre, n’hésitez pas à échanger avec votre agent général Abeille Assurances avant chaque retrait.
Document non contractuel d’information générale à jour le 10/11/2025
Contacter un agent généralFAQ 1 AAAAAAAAAA ?
Appelé aussi « flat tax », cette réforme du mode de prélèvement visait à simplifier la fiscalité de l’épargne : en cumulant le prélèvement fiscal de 12,8% avec les prélèvements sociaux de 17,2 %, l’épargnant se voit dorénavant retirer 30 % des gains que son épargne lui a procurés. Mais, à la différence d’autres produits tels que le compte-titres, ce prélèvement n’a lieu qu’au moment d’un retrait de votre contrat d’assurance vie ; seule la part de votre épargne investie sur le support en euros de votre contrat subit les prélèvements sociaux durant la phase de capitalisation.
Pour l’assurance vie, le taux de 12,8 % n’est applicable que durant les huit premières années du contrat. En effet, malgré cette réforme, elle a conservé sa spécificité qui veut que la fiscalité applicable baisse au-delà de son 8e anniversaire ; la part de plus-value retirée ne sera alors taxée qu’à 7,5 %, au-delà d’un abattement, par année civile et tous contrats confondus, de 4 600 € pour un célibataire et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Le taux de 12,8 % n’est appliqué, lui, que pour la part des intérêts issus de votre encours supérieur à 150 000 €, tous contrats confondus.
Enfin, l’assurance vie vous permet d’opter pour une réintégration des intérêts dans vos revenus si cette option fiscale vous est plus favorable. En effet, pendant les huit premières années du contrat, les souscripteurs non imposables ou rattachés à un foyer fiscal soumis à une tranche marginale d’imposition de 11 % ont tout intérêt à ajouter la part d’intérêts retirée à leurs autres revenus, leur tranche marginale d’imposition étant inférieur au taux appliqué forfaitairement de 12,8 %
Au-delà du 8eanniversaire, la plus-value étant le plus souvent fiscalisée à 7,5 % après l’abattement, seuls les foyers non imposables doivent opter pour la réintégration dans les revenus.
FAQ 2 BBBBBBBBB
Si vous détenez un contrat ouvert avant le 27/09/2017, vous continuez à devoir choisir, au moment du retrait, si vous optez pour le prélèvement libératoire ou la réintégration dans vos revenus. Votre contrat ayant plus de huit années d’ancienneté de souscription, si vous optez pour le prélèvement forfaitaire libératoire, le taux de 7,5% de fiscalité sera appliqué par l’assureur sur la part d’intérêts retirée, sans tenir compte de l’abattement de 4 600 ou 9 200 € (auquel s’ajouteront les 17,2% des prélèvements sociaux). Si vous optez pour une réintégration des intérêts dans vos revenus, seuls les prélèvements sociaux seront appliqués.
Voici pour exemple le processus pour un retrait réalisé en 2025 :
FAQ 3 CCCCCCC
ez un contrat ouvert avant le 27/09/2017, vous continuez à devoir choisir, au moment du retrait, si vous optez pour le prélèvement libératoire ou la réintégration dans vos revenus. Votre contrat ayant plus de huit années d’ancienneté de souscription, si vous optez pour le prélèvement forfaitaire libératoire, le taux de 7,5% de fiscalité sera appliqué par l’assureur sur la part d’intérêts retirée, sans tenir compte de l’abattement de 4 600 ou 9 200 € (auquel s’ajouteront les 17,2% des prélèvements sociaux). Si vous optez pour une réintégration des intérêts dans vos revenus, seuls les prélèvements sociaux seront appliqués.
Voici pour exemple le processus pour un retrait réalisé en 2025 :
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